mardi 29 avril 2014

Nous étions une histoire, Olivia Elkaim


Présentation du livre :
« Nous sommes une famille ordinaire, une famille sans histoire. »

Quand Anita accouche d’un petit garçon, toute sa famille se réjouit. Pas elle. Angoisses, nuits sans sommeil, hallucinations… Le présent se dérobe, le passé refait surface. D’où vient un tel désarroi ? Anita quitte son mari et son bébé pour fuir vers Marseille, ville qui fut le théâtre d’un psychodrame familial. Elle tente de comprendre comment, entre sa mère, l’omniprésente et égocentrique Rosie, et sa grand-mère, Odette, séductrice et alcoolique, elle peut trouver sa place.
Être une femme et une mère. Aimer les siens et les détester. Se souvenir et oublier. Percer les secrets qui font notre identité.
Dans ce roman sensible et violent, tendre comme un chagrin d’enfant, Olivia Elkaim dresse le portrait de trois femmes au bord de la crise de nerfs.

Mon avis :
C'est le premier livre que je lis de cette auteure, qui n'en est pourtant pas à son coup d'essai puisqu'il s'agit de son troisième livre. Si ses deux premiers livres sont aussi touchants et poignants que ce troisième opus, autant vous dire que je cours en librairie ... 

Alors oui, les thèmes de la transmission de génération en génération ou de la recherche de l'identité ne sont pas des thèmes novateurs, moins fréquents toutefois sont les romans qui traitent d'une façon aussi brute de la difficulté d'être mère. 

Ce livre est une petite merveille. Je l'ai dévoré le temps d'une insomnie : d'ailleurs, comment retrouver le sommeil une fois qu'on a commencé à le lire ? On est complètement aspiré et captivé par l'histoire, j'étais prise par les sentiments parfois contradictoires de ces personnages, surtout d'Anita qui semble n'avoir d'autres choix que de subir ce qui lui arrive. Elle est une étrangère face à ce bébé, elle ne parvient pas à l'aimer, dès le début elle ne ressent rien pour lui, rien de cet amour inné dont seraient pourvues les mères dès les premiers instants de la maternité mais aussi de la grossesse, allant jusqu'à lui trouver un prénom qu'elle jugera par la suite ridicule, Orson. Et comment exprimer cela sans ressembler à un monstre égoïste et incapable de ressentir de l'amour ? Évidemment, cette difficulté voire impossibilité à être mère trouve ses sources dans l'histoire familiale d'Anita, c'est ainsi qu'on suit aussi des fragments de l'histoire de sa mère, Rosie, mais aussi de sa grand-mère qu'elle a beaucoup aimée : Odette.

J'ai aimé ce livre plus que je l'aurais pensé. C'est un roman intense, qui marque, dont je me souviendrai longtemps. J'en recommande chaudement la lecture.

Livre publié aux éditions Stock !


11 commentaires:

  1. Les livres qui font les nuits courtes sont ceux que je préfère. Même si j'ai eu mon lot de nuits écourtées pour cause de bébés justement...

    RépondreSupprimer
  2. han mais je te hais : ma PAL est déjà bien assez longue ! Bon, ok, je note celui-ci en plus...

    RépondreSupprimer
  3. J'ai vu ce livre il y'a peu en librairie, et je l'ai écarté parce que, vu le sujet, je craignais des déferlements de pathos... mais après avoir lu ce billet, je vais peut-être retourner le chercher.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pas de déferlements de pathos ici, sinon ça m'aurait ennuyée !

      Supprimer
    2. ça y'est je l'ai... je l'ai commencé et pour le moment j'aime beaucoup. Comme quoi, les a priori... ça m'apprendra !

      Supprimer
    3. Ah super ! J'aime lire ce genre de commentaires :)

      Supprimer
  4. Ca y est, les autres romans de l'auteure sont dans ta PAL ?

    RépondreSupprimer
  5. En effet, ton avis me donne super envie de découvrir ce roman :) Merci beaucoup pour tes conseils :)

    RépondreSupprimer

Merci :)